


Concept
En analysant attentivement la bascule civilisationnelle dans laquelle nous nous inscrivons en matière de rapports entre les genres, plusieurs constats se dessinent :
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L’avènement du mouvement #MeToo a démocratisé les dénonciations liées aux violences sexistes et sexuelles, induisant une solidarité envers les victimes
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Les procès médiatiques autour des violences sexistes et sexuelles ont mis en lumière leur caractère systémique et ont donné lieu à des condamnations concrètes de comportements qui n’étaient pas forcément réprimandés auparavant
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Les médias ont rédigé des articles et réalisé des reportages à foison sur ces questions qui relevaient jusqu’alors du domaine privé
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Les violences sexistes et sexuelles sont désormais de réelles préoccupations sociétales, que l’on dénonce aisément mais qu’on ne sait pas toujours comment solutionner
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De multiples associations et thérapeutes d’horizons très divers œuvrent à l’accompagnement des victimes dans leur protection et leur reconstruction
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Moins d’organisations et de psychologues se dédient à des programmes concrets de rééducation relationnelle et sexuelle des personnes ayant commis des abus, agressions et viols
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Parmi ces personnes, il y en a qui aimeraient comprendre leur responsabilité, déjouer les schémas intériorisés et apprendre à fonctionner différemment en relation avec des outils pratiques
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Le réflexe de nier les faits et de poursuive en diffamation les victimes ayant porté plainte est souvent maladroit et nuisible, autant pour ces dernières que pour les personnes ayant été accusées
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Le travail de rééquilibrage entre les genres doit passer par des mesures politiques, citoyennes et collectives et ne peut faire l'économie de l'accompagnement des personnes que l'on accuse de matérialiser une problématique telle que le sexisme


Sur la base de ces constats, l'Aacadémie vient combler une lacune évidente et des besoins identifiés.
Le concept consiste à répondre à la nécessité d’un accompagnement spécifique des personnes faisant face à des accusations et ne sachant pas comment y répondre à court terme, ni comment garantir de ne plus récidiver à moyen et long terme. À noter que je relaierai vers des partenaires professionnels des milieux juridique et sanitaire, les personnes pour lesquelles cela s'avèrera nécessaire.
Il s'agit également d'accompagner des hommes qui n'ont pas forcément été des agresseurs mais qui comprennent leur responsabilité dans la violence systémique envers les femmes et les minorités de genre, et qui souhaitent contribuer au rééquilibrage relationnel de notre société en apprenant à devenir des alliés de confiance.

Dans les faits, toutes les luttes sociales confondues révèlent quelques évidences :
On ne redéfinit pas les bases d’une société plus juste sans s’emparer de l’accompagnement au changement des personnes que l’on accuse de lui nuire.
La répression est souvent nécessaire pour freiner un élan irrépressible de nuire et pour le condamner. La reconnaissance des victimes est à ce sujet essentielle ; mais ces démarches à elles seules ne suffisent pas à instaurer un changement durable de paradigme entre les genres.
Car nommer ou condamner le problème ne suffit pas à le solutionner. Il convient de développer des ressources applicables en pratique et construire des comportements nouveaux pour que les personnes ayant intériorisé des schémas problématiques puissent apprendre à fonctionner différemment.
Cela passe dans certaines situations par un suivi médico-légal ou thérapeutique. Et cela peut aussi passer par un accompagnement socio-éducatif ; c'est dans cette dynamique que l'Académie s'inscrit.
À noter que je garantis la discrétion à ceux qui en ont besoin, et le soutien à la visibilisation pour ceux qui le souhaitent.
Les prestations
J'ai l’intime conviction que bon nombre des personnes ayant adopté des comportements nuisibles aimeraient changer, mais qu’elles ne savent pas toujours comment chercher les ressources appropriées. C’est en ce sens que les prestations sont dessinées de sorte à leur permettre ce cheminement.